Lauréats 2005 Thème : La Ville Catégorie – de 12ans Les villes Les villes j’adore Ça vient, ça va Toujours et encore Un peu par-ci, un peu par-là Les villes, c’est super Tu achètes plein d’affaires Soldes d’hiver Tempête en pleine mer Les villes, ça se remplit De bla-bla, de mille bruits De super-promo Croisées dans le métro Les villes j’adore Ça grouille, ça vit Toujours et encore Le jour comme la nuit Gwénaëlle Foutrel Catégorie 12-16 ans Au cœur de la ville Les bruits lointains résonnent Sur un accord de Ré Et la route fredonne Un air de liberté A bord du bus bleuté Sur un accord de Mi La nature condamnée De très loin me sourit Dans les parcs et les rues Sur un accord de La Je suis un peu perdue Mais j’oublie mes tracas Le ciel devient sombre Sur un accord de Si Les lumières cachent les ombres Tout se termine ici … Messaline Raïa Catégorie Adultes Ni cette pierre Ni ce cri Ni cette courbe d’épaule Ma ville Ce n’est ni cet arbre Ni ce reflet Ni cette couleur Ni l’odeur profonde dans le bruit de ma tête Ni ce buisson d’haleine Ni cette foule Ni cette main là Ma ville c’est tout ça Un mélange de mains et de couleurs Cette pierre à côté de l’arbre La foule où je distingue cette courbe d’épaule Ma ville c’est ça Lisa Bron Prix spécial du jury Lieux communs Les villes sont vides, emplies de foules perfides, Où l'on s'évite sans vivre et s'envie très vite. Histoire sans fin dans un livre sans titre, Histoire futile dont on perd le fil. Les jeunes exagèrent, alors les vieux s'exaspèrent, Ici plus qu'ailleurs on sait que le respect se perd. La vie citadine telle que je l'imagine, C'est le temps qui fascine et l'ambition qui façonne. L'argent qui passionne et attise les convoitises, L'hiver égraine ses exclus avant que tu ne compatisses. Paresse citoyenne, solidaire en silence, Tandis que le paon n'y voit que son apparence. Bastion de l'espoir, les villes ont construit l'Histoire, Et su baisser les stores sur les pages les plus noires. Arpente ses dédales, attentiste mais attentif, Armé d'un anti-stress, ouvre la boite que tu t'empiffres. La ville est sombre, nous y sommes sans liaisons, On ignore son voisin qu'on haït sans raison. Triste oraison ta citadelle bat de l'aile, Rien n'y est réel je ne te parle même pas de l'air, Peur de l'inconnu :"Tiens ,un étranger encore un" A croire que l'on a bien que les transports en commun. Irié bi néné NAGONE